Dans cette thèse, nous nous sommes intéressés à la représentation des graphes à travers le problème de graphes universels. Un graphe est une abstraction permettant de représenter les interconnexions entre différents objets, ces objets sont appelés sommets et leurs connexions sont elles des arrêtes. Il est classique de représenter les graphes sous forme de tableau ou sous forme de liste d'adjacences des sommets. Ces représentations classiques sont à la base de l'algorithmique des graphes, essentielle dans de nombreux domaines comme les télécommunications, l'électronique ou l'informatique. Cependant, dans certains contextes particuliers tels que l'algorithmique distribuée, des contraintes d'espace et de nombre de communications poussent à utiliser des représentations plus compactes et dites implicites. Les schémas d'étiquetage répondent à cette problématique. Un schéma d'étiquetage d'adjacence est, pour une famille de graphes, une assignation d'étiquettes aux sommets des graphes de la famille de sorte que, à partir d'une paire de celles-ci, et sans aucune autre information, il soit possible de déterminer si les sommets correspondants sont adjacents ou non. L’objectif est alors de minimiser la taille de ces étiquettes. Nous nous sommes intéressés à ce problème plus particulièrement à travers un problème correspondant qui est celui des graphes universels induits et de leur nombre minimal de sommets. Un graphe universel induit pour une famille de graphes contient comme sous-graphes induit, c'est-à-dire, en sélectionnant uniquement un sous-ensemble de sommets du graphes et toutes les arêtes qui les connectent, l'ensemble des graphes de la famille. Les principaux résultats de cette thèse portent sur l'impossibilité de construire des graphes universels induits pour certaines familles de graphes en utilisant moins qu'un certain nombre de sommets. Ces résultats assez généraux permettent de donner des bornes inférieures pour les familles à partir de leur caractéristiques telles que le nombre de graphes de la famille ou la présence d'unions de graphes complets d'une certaine taille dans la famille. Nous avons également étudié le nombre de graphes nécessaires pour améliorer ces bornes inférieures, cela a été réalisé à l'aide d'une construction de graphe universel induit pour des petites familles de graphes, en particulier les sous-familles de graphes closes par mineur tels que les graphes planaires. Nous présentons également des constructions de graphes universels induits pour différentes familles comme les forêts d'étoiles, et les unions de graphes complets. Pour ces derniers, la construction que nous proposons est optimale en nombre de sommets. Finalement, nous présentons des résultats de complexité pour les graphes universels induits de taille minimale et nous généralisons ces résultats à d'autres types de graphes universels.